Larg pa lo kor Christine Salem

le Chroniques

salemLe maloya est une musique de la Réunion. Il est hérité du chant des esclaves ou des ouvriers des champs de canne à sucre. C’est un peu le blues local. Il a longtemps été prohibé, avant d’être régénéré depuis les années 1970 par de grandes voix d’homme (Alain Peters, Danyel Waro, Davy Sicard…). C’est une femme aujourd’hui qui marque ce genre : Christine Salem. Elle a sorti au début de cette année son 6ème album, qui par son ouverture à d’autres courants le rend peut-être le plus accessible.

Cette ouverture est plus musicale. Du rock, du reggae, des rythmiques africaines… viennent de ci de là colorer les morceaux. La patte du producteur Sébastien Martel transparaît au niveau harmonique. Rosemary Standley, du groupe Moriarty, rejoint quelque fois la chanteuse, notamment sur le très beau poème Lab. Ce qui ne change pas par contre, c’est la belle voix grave de Christine Salem, ni le côté engagé, révolté, inhérent au maloya.  Même si on ne comprend pas les paroles, l’intensité de son interprétation, frôlant parfois la transe, nous en fait bien éprouver le sens.

 

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